Le Syndicat des travailleurs(euses) en télécommunications (STT) est très déçu de la décision qu’a récemment rendue la Cour suprême dans le dossier de la Section local 202 conte Wayne MacMillan et al. La Cour a donc rejeté la demande.
« Le STT continuera de lutter fièrement pour défendre les droits des travailleurs(euses) », explique le vice-président national du STT, John Carpenter. « Nos confrères et consœurs doivent se soutenir, particulièrement lors de périodes difficiles et exigeantes. Nous réussirons à surmonter cette impasse. »
La Section locale 202 a pénalisé les membres qui ont traversé les lignes de piquetage du Syndicat en 2005 et a déposé plusieurs demandes auprès de la Cour des petites créances de Lethbridge. La Cour a alors déclaré que la perception d’amendes aux membres ne relève pas de sa compétence. La Section locale 202 a ainsi fait appel de la décision devant la Cour provinciale de l’Alberta où Juge LeGrandeur a affirmé que le syndicat ne peut pas s’adresser à la Cour des petites créances pour la perception des amendes. Puis, un appel a été effectué à la Cour du Banc de la Reine qui a soutenu que la perception d’amendes imposées par la Section locale ne relève pas de la Cour provinciale. Le STT a appuyé la Section locale 202 dans son appel à la Cour suprême du Canada et une demande d’autorisation d’appel a été déposée en décembre 2008.
M. Carpenter poursuit, « Nous devons tourner la page et travailler ensemble pour bâtir la solidarité par la communication, l’éducation et le programme de mobilisation de membres. Nous partageons un objectif commun et dans le but de mener à bien notre cycle de négociations en 2010, il est important de concentrer nos efforts à encourager la participation de nos membres et à bâtir des relations avec nos confrères et consœurs partout au pays. »