Le président du CTC demande une réforme en profondeur de la Loi sur Investissement Canada au gouvernement
Affiché 2012-janv.-5

Dans une lettre récemment écrite au Premier ministre, Stephen Harper,

 le président du Conseil du travail du Canada (CTC), Ken Georgetti, a demandé au gouvernement de complètement réformer la Loi sur Investissement Canada pour « protéger les travailleurs canadiens et les emplois bien payés des multinationales étrangères… »

Alors que près de 500 travailleurs (euses) à London, en Ontario, représentés par le Syndicat national de l’automobile, de l’aérospatiale, du transport et des autres travailleurs et travailleuses du Canada (TCA), ont été mis en lock-out par Electro-Motive – une filiale du géant multinational américain Caterpillar – le 2 janvier 2012, à la suite d’une impasse lors des pourparlers.  Electro-Motive a présenté une offre finale aux travailleurs (euses) de London coupant les salaires de moitié, éliminant le régime de pension à prestations déterminées et imposant des réductions drastiques dans les avantages sociaux.  En 2010, Caterpillar a acquis la seule usine de fabrication de locomotives au Canada, Electro-Motive, par l’intermédiaire de sa filiale en propriété exclusive, Progress Rail Services.  En 2008, Electro-Motive a bénéficié de mesures fiscales évaluées à cinq millions de dollars pour augmenter les déductions aux acheteurs de locomotives, sous le gouvernement Harper.

« Le gouvernement Harper doit arrêter ses paroles en l’air aux Canadien(ne)s et commencer à défendre leurs emplois, » a expliqué George Doubt, président national du Syndicat des travailleurs (euses) en télécommunications (STT).  « Il est maintenant temps de sévir contre les multinationales et de corriger la Loi sur Investissement Canada. »

Le CTC a appuyé publiquement la demande des TCA voulant que le gouvernement divulgue les engagements et conditions promis par Caterpillar pour obtenir l’approbation du gouvernement lors de l’acquisition d’Electro-Motive en 2010.  Caterpillar n’est qu’une autre des nombreuses multinationales étrangères, comme Vale S.A., Xstrata et US Steel, qui ont acquis des entreprises canadiennes ces dernières années pour ensuite réclamer d’énormes concessions au niveau des salaires et des avantages sociaux, pour mettre des employé(e)s à pieds et même pour fermer les installations canadiennes, violant ainsi leurs engagements aux termes de la Loi sur Investissement Canada.

Le président de la Fédération du travail de l’Ontario (FTO ou OFL/Ontario Federation of Labour), Sid Ryan, a déclaré à la Presse Canadienne : « Les travailleurs (euses) de la province, qui sont exaspérés et qui se sentent trahis par leur gouvernement, sont prêts à lutter ensemble afin de défendre les bons emplois. »  Il a aussi dit que les partisan(e)s sont disposés à aider les TCA à empêcher les briseurs (euses) de grève à traverser les lignes de piquetage.

Liens :
http://www.twu-stt.ca/pdf/CaterpillarLabourDispute-2012-01-03-FR.pdf
http://www.tca.qc.ca/
http://www.twu-stt.ca/fr
http://www.ofl.ca/