Le Syndicat des travailleurs et des travailleuses en télécommunications (STT) a informé les relations de travail le 21 avril que les membres ne sont pas tenus de changer de quart de travail afin de disposer de trois heures consécutives pour aller voter.
Le STT a communiqué avec Élections Canada qui a confirmé que vous n'êtes pas obligé de changer votre quart de travail. Si vous êtes d'accord ou vous portez volontaire pour changer votre quart de travail, c'est alors votre choix, et cela ne constitue pas une violation de la Loi électorale.
La Loi électorale du Canada accorde trois heures consécutives aux membres pour aller voter. L'employeur peut choisir le moment où les trois heures peuvent être prises. Le délai peut être accordé au début, à la fin ou n'importe où entre le début et la fin de votre quart de travail.
Le STT est conscient que les Opérations du service à la clientèle (OSC) ont envoyé un courriel aux membres des Services filaires (FFH) qui sont admissibles à du temps libre pour aller voter. Le courriel demande aux membres qui souhaitent prendre trois heures consécutives pour aller voter de faire une demande de changement de quart qui permette trois heures consécutives.
Compte tenu des renseignements fournis par Élections Canada, les membres qui estiment qu'ils ont été contraints de changer leur quart de travail devraient faire parvenir un courriel aux OSC et demander que leur accord soit retiré et que leur quart de travail original leur soit redonné. En outre, inclure une demande pour obtenir les heures de congé prévues par la Loi électorale afin de disposer de trois heures consécutives pour aller voter.
Si les OSC vous refusent un congé afin de disposer de trois heures consécutives pour aller voter, veuillez voir un délégué syndical pour déposer un grief. En outre, une plainte peut être déposée auprès d'Élections Canada.
Les employeurs qui n'accordent pas le temps nécessaire pour aller voter commettent une infraction en vertu de la Loi électorale du Canada. Il s'agit également d'une infraction si un employeur réduit le salaire d'un employé à qui est donné le temps nécessaire pour aller voter en conformité avec la Loi. La peine maximale pour violation de ces interdictions est une amende pouvant aller jusqu'à 1000 $, trois mois d'emprisonnement, ou les deux.
Il s'agit également d'une infraction si un employeur a recours à l'intimidation, l'abus d'influence, ou tout autre moyen qui interfère avec l'octroi de temps libre pour voter en vertu de la Loi électorale du Canada. La peine maximale pour violation de cette disposition est une amende pouvant aller jusqu'à 5000 $, cinq ans d'emprisonnement, ou les deux.
Le STT croit que Telus porte atteinte au droit de nos membres à trois heures consécutives pour aller voter, obligeant les membres à changer un le quart de travail déjà programmé.
Les membres qui souhaitent déposer une plainte peuvent le faire par courrier, message télécopié ou courriel. Indiquez votre nom, votre adresse postale, votre numéro de téléphone et, le cas échéant, votre numéro de télécopieur. Veuillez conserver et inclure les dossiers de votre correspondance avec Telus demandant du temps libre pour aller voter et votre opposition à modifier votre quart de travail.
En vertu de la Loi, le STT peut déposer une plainte au nom des membres. Les membres qui ne veulent pas déposer une plainte individuelle peuvent donner leurs renseignements et leur correspondance à un délégué syndical ou au bureau du Syndicat.