Le gouvernement a introduit une loi de retour au travail lundi pour les employés des postes, représentés par le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP),
qui sont en lock-out après une série de grèves tournantes à travers le pays qui ont débuté le 3 juin 2011.
« C'est une attaque contre le droit à la négociation collective de tous les travailleurs et il est honteux que le gouvernement ait choisi cette voie, » a déclaré George Doubt, président du Syndicat des travailleurs (euses) en télécommunications (STT).
Les travailleurs de Postes Canada ont soulevé la question importante des conditions de travail et de la sécurité et ils craignent que les nouveaux employés reçoivent des salaires et des pensions inférieurs. Si le STTP et Postes Canada n'arrivent pas à une entente avant l'adoption de la loi, un arbitre sera nommé pour choisir entre les deux offres proposées.
Godwin White du STTP a expliqué que «Cette décision d’aller au ministre et de la convaincre de nous renvoyer au travail est délibéré et dégoutante».
« L'intention de ce gouvernement est de s'en prendre aux syndicats et d'en finir avec la libre négociation collective. C'est de cela qu’il s'agit, » explique John Gordon, président de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC).
Le STT soutient pleinement ses frères et sœurs syndicaux dans leur lutte. Nous demandons à tous nos membres de faire de même. En attendant, nous n'avons utilisé les services de Purolator et de Dynamex que lorsque nécessaire pour livrer des colis.